l'Unesco en visite au Parc national de kahuzi Biega

UNESCO AU KAHUZI BIEGA POUR L’EVALUATION DES MESURES CORRECTIVES  ENVISAGEANT  LA SORTIE DU  PARC NATIONAL DE KAHUZI  BIEGA LA LISTE DES PATRIMOINE MONDIAL EN PERIL Du 25 au 29 avril le parc national de kahuzi Biega site du patrimoine mondial de l’humanité  a reçu la visite d’une importante mission de l’Unesco.   La délégation était composée de deux personnalités importante à savoir Leila Maziz , représentant du Centre du patrimoine mondial et Edward Wilson, représentant de l’UICN. L’objectif de la mission de suivi réactif était d’évaluer l’état de conservation du  parc national de Kahuzi Biega , d’actualiser les mesures correctives, d’établir un nouveau calendrier de mise en œuvre et de finaliser l’état de conservation souhaité du parc  en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril. Sur place le programme était costaud  bien chargé, séance de travail pour présentation l’objectif de la mission au staff du PNKB, a visite sur terrain à tshivanga siège du PNKB, la rencontre avec les communautés vivant autour du Parc en territoire de Kabare  en passant la rencontre   et des discussions avec les  autorités notamment le gouverneur de la province et les membres de son gouvernement provincial, pour terminer avec une séance de travail technique avec le directeur chef de site et son staff ;  décidément les hôtes de Kahuzi Biega n’ont pas eu un temps de répit. Accompagné dans leur  travail par le Chef de site du PNKB,   la délégation a travaillé dans des bonnes conditions en bénéficiant de la chaleur et de l’accueil à l’africaine des leur interlocuteurs. En guise d’illustration, le gouverneur de la province a partagé son déjeuné matinal avec la délégation de l’Unesco dans sa somptueuse   résidence de Nyofu au cœur de la ville de Bukavu. Les discussions ont été  riches et constructives  à toutes les étapes, le gouverneur de la  Province du Sud Kivu , Son excellence Marcellin Tshishambo Ruhoya, a été très content de l’arrivée  de la délégation  l’Unesco dans sa province en générale et au Kahuzi Biega en particulier. Il sollicité de la part de l’Unesco le fonds pour la réhabilitation des infrastructures  routières  qui passent dans les limites du Parc national de Kahuzi Biega, comme c’est le cas dans d’autres pays limitrophes  où les routes nationales traversent  les aires protégées sans  perturber   les activités de la conservation de la nature. Le chef de l’exécutif provincial n’a pas manqué de parler de l’importance du couloir écologique dont la destruction affecte largement les mouvements  des animaux principalement les éléphants dela haute à la basse altitude.       Le gouverneur a enfin,  sollicité une invitation pour la réunion de CRACOVICK  le 2 juillet prochain en  Pologne ou sera discuté le sors de Kahuzi Biega .  Mme Leila Maziz  a promis  qu’elle fera de son mieux pour satisfaire la demande du chef de l’exécutif provincial du Sud Kivu.  Pour sa part l’Unesco à travers madame Leila Maziz  a  remercié le gouverneur de la province pour son implication dans la protection du Kahuzi Biega  et a  rendu hommage aux vaillants  gardes  de parc qui font un travail au péril de leurs vies pour protéger la riche biodiversité Congolaise dans ce parc. Elle a promis d’être la véritable ambassadrice de ces vaillants gardes à qui voudrait l’entendre à travers le monde.   Pendant la  réunion technique et  déjeuner de travail ave le directeur et chef de site du parc national de Kahuzi Biega les points suivant ont été abordés :

  • les occupations illégales et l’évacuation du couloir écologique qui relie les secteurs de la haute et la basse altitude,
  • l’annulation des droits fonciers et la mise en place du le plan de zonage pour résoudre la question des villages,
  • les activités illégales d’exploitation minière et l’impact de la Route Nationale 3 dans le bien ;
  • Ainsi que les mécanismes de mise en application des recommandations du haut forum organisé en faveur du parc national de Kahuzi Biega.
  Les nouveaux  indicateurs  de l’état de conservation souhaité du parc ont été discutés  en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril dans les trois ans qui viennent.

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Auteur :Hubert MULONGOY

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