Libération des perroquets à Bulugumiza par le vice-gouverneur

Le vice-gouverneur du Sud-Kivu a procédé à la libération des perroquets gris dans le parc de Kahuzi-Biega. Il était accompagné par le directeur provincial de l’ICCN et chef de site.

Ce mercredi 18 novembre 2020, le vice-gouverneur Son Excellence Marc MALAGO KASHEKERE a procédé à la remise en liberté des perroquets gris ou jacos. Ils étaient pour la plupart auprès des particuliers qui les détenaient illégalement. En effet, ces oiseaux de la famille psittacidae endémiques à quelques pays d’Afrique centrale, est très prisé comme animal de compagnie. De nombreuses familles aiment l’adopter. D’où un traffic important par des personnes qui tentent de le vendre jusqu’à l’étranger. De nombreuses filières de traffic de cet animal sont régulièrement démantelées au deux Congo, au Gabon, en centarfrique, au Cameroun et au Nigeria. En RDC des familles le gardent chez elles dans des cages. Les perroquets gris ayant la capacité d’imiter des milliers de sons agrémentent la vie des gens par les « voix ». Ils sont même capables de chanter, d’aboyer ou de réciter les mots régulièrement prononcés par leurs « propriétaire ».

Perroquet gris ou jaco (Psittacus erithacus) © Jean-Michel DHAINAUT

Animal de compagnie très prisé

Les femelles pondent de 3 à 4 oeufs et les couvent durant 30 jour avant l’éclosion. Les couples formés par un mâle et une femelle sont unis généralement pour la vie. L’animal peut vivre jusqu’à 80 ans. Adultes, ils mesurent entre 35 et 42 centimètres pour un poids d’environs 500 grammes. Ils sont caractérisés par la couleur rouge de leur queue et le gris du reste de leur corps. Ils vivent en groupe de plusieurs centaines d’individus.

Lâcher de perroquets

Les animaux libérés viennent des saisies opérées auprès de ces familles ou même auprès des commerçants qui tentent de les écouler illégalement. En République Démocratique du Congo, le décret n° 038/2003 du 26 mars 2003 le protège complètement.

Après 35 ans passés en annexe II (commerce international réglementé) de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) (entre 1981 et 2016), le gris du Gabon est maintenant en annexe I, ce qui signifie que son commerce international est interdit.

Libération en bon ordre

Le vice-Gouverneur a regardé les scientifiques du Centre de Rhabilitation des Primates de Lwiro (CRPL) les libérer méthodiques et par vagues successives. Ile étaient gardés dens une grande voilière.

Le vice-Gouverneur MALABO observe le bon déroulement de l’opération ©PNKB

les oiseaux libérés en premier sont resté aux alentours du lieu ( Mont Bulugumiza) comme ils attendaient leurs compères encore en cage. Puis ils volaient autour des grands arbres avant de se poser parfois.

Le responsable provincial a observé toute l’opération et était tenu à bonne distance du chef de site M. De Dieu BY’AOMBE. Toute la scène a été filmée.

L’opération s’est terminée sans incident et dans des bonnes conditions.

Author: La rédaction