éléphant (Loxodonta africana cyclotis)

L’éléphant de forêt d’Afrique (Loxodonta cyclotis) est un mammifère de la famille des Éléphantidés de petite taille et typiquement forestier (les données génétiques récentes ont montré qu’il en existe en réalité deux espèces). C’est l’un des rareséléphants contemporains survivants.

wildlifeportraits-africanelephant11

Deux espèces au lieu d’une

Les différents éléphants africains ont longtemps été considérés comme des représentants de sous-espèces du taxon Loxodonta africana. Des études génétiques datant de 2001 ont permis de démontrer que les deux principales sous-espèces africainesLoxodonta africana africana et Loxodonta africana cyclotis étaient en fait deux espèces distinctes : en Afrique, il convient donc de distinguer désormais l’éléphant de la savane Loxodonta africana et l’éléphant des forêts Loxodonta cyclotis1.

Principales caractéristiques

L’éléphant de forêt d’Afrique présente des oreilles généralement plus petites et plus circulaires que l’autre espèce africaine. Il a également des défenses plus minces et plus droites. Les mâles mesurent entre 5,5 et 7,5 mètres de long (6,5 mètres en moyenne), 2,5 et 3,5 mètres au garrot (3 mètres en moyenne) et pèsent de 4 à 6 tonnes (5 tonnes en moyenne), tandis que les femelles, plus petites, mesurent entre 4 et 5 mètres de long (4,5 mètres en moyenne), 1,5 et 2,5 m au garrot (2 mètres en moyenne) et pèsent entre 2 à 3,5 tonnes (2,75 tonnes en moyenne). Cette espèce, moins connue en raison des obstacles écologiques et politiques, est plus difficile à étudier et à protéger. Ils se rencontrent généralement en forêt dense d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, mais on les trouve aussi parfois en bord de territoire forestier, comme les éléphants de savane.

État des populations, menaces, pressions

Cette espèce, traditionnellement chassée par les peuples pygmées, a longtemps été protégée dans le bassin du Congo par la difficulté de pénétration de son milieu très enforesté.

Les zones rouges correspondent toutes à des zones desservies par des routes forestières6. Plus on est proche d’une route, moins on a de chance d’observer un éléphant vivant, et plus le risque de braconnage augmente. Selon les auteurs : l’abondance et la diversité des éléphants de forêt sont menacés par le braconnage qui est le plus intense à proximité des routes forestières6.

Selon les auteurs de cette étude, appuyée par la Wildlife Conservation Society de New York, il y a urgence, « les éléphants de forêt doivent être prioritairement pris en compte dans la planification de la gestion des éléphants à l’échelle continentale »6 en tenant mieux compte de la menace que constituent les routes pour les espèces sauvages vulnérables au braconnage.

 

Auteur :Hubert MULONGOY

Laisser un commentaire